27 décembre 2023 Par Jean-Christophe Hadamar Non

Shttl

A la frontière entre la Pologne et l’Ukraine, dans un petit village en vase clos (shtetl en Yiddish), on assiste, avant la tragédie, à un débat philosophique entre les anciens, traditionalistes religieux et réfractaires à tous changements et les jeunes, dont les jeunes femmes, ouverts vers l’extérieur et l’évolution de la société.

Les reconstitutions sont spectaculaires, proches du théâtre, aidées probablement par des dialogues en Yiddish, même si parfois la caméra avec ses longs plan-séquences semble se répéter et peut lasser le spectateur. Les acteurs jeunes et vieux sont saisissants de vérité, et dégagent une poésie par un texte très écrit et de belles interprétations théâtrales. Très riche, le film aborde les thèmes de l’amour, du deuil, de la religion, les liens sociaux, de l’amitié et de la résistance.

Un beau et percutant récit d’un monde disparu qui résonne comme extrêmement d’actualité et universel. Fait de petites histoires individuelles au service de l’Histoire contemporaine européenne, il résonne longtemps après l’avoir vu.

Note : 15/20