Madre

L’auteur des magistraux « Que Dios Nos Perdone » et « El Reino » revient sur grand écran avec un film plus intimiste. Ceux qui, passé la séquence d’ouverture avec son long plan séquence, attendent un film tendu comme un thriller, sont pris immédiatement à contre-pied.

On est en présence d’une chronique intime d’une femme en reconstruction avec une grande fluidité narrative. Habituellement obnubilé par la tension, le metteur en scène se réinvente et dresse ici le portrait de son héroïne avec finesse et avec une tendresse infinie.

Il illustre finement la culpabilité et le chagrin qui poursuit sans cesse le personnage d’Elena.

Par moments, Madre devient du pur cinéma de contemplation, lorsqu’il s’attarde justement dans des scènes mélancoliques. Il nous entraîne sur les chemins tortueux d’une intrigue dont on ne devine jamais la fin.

Porté par une actrice magnétique, « Madre » est fin, élégant et bouleversant.

Note : 16/20



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