We need to talk about Kevin

Ce film ne laisse pas indifférent. D’abord par le sujet, improbable mais qui interpelle, de la haine d’un enfant pour sa mère, mais aussi dans sa forme, car le récit non linéaire nous promène dans le temps, de la rencontre du couple à la période d’après le drame.
L’usage répétitif de flash-backs et flash-forwards accentuent le malaise, comme un puzzle qui se reconstitue lentement.
Rien ne nous est épargné : les très courtes séquences de bonheur familiaux, la présence presque maladive de la couleur rouge présente dès les premières scènes du film, les efforts de la mère pour prendre sur elle, ses révoltes, le doute, la lente destruction de l’harmonie familiale et du couple, la bande son sauvage laissent un drôle de goût après la projection.
Comment nait et grandit un monstre, comment affronter de telles épreuves, voici les ingrédients d’un vrai suspens qu’est ce film, issu d’une production indépendante.
Pour ceux qui trouvent les productions actuelles trop formatées et passe-partout, voici un film coup de poing, original par son sujet et par la manière déstructurée de raconter une histoire !
Un film pervers, nihiliste dont on a pas trop envie de connaitre la fin mais qui scotche !!

Note : 14/20


We Need to Talk About Kevin Bande-annonce par toutlecine



One Comment

  1. Elisabeth wrote:

    Un véritable uppercut ! un film où l’on découvre une famille qui étrangement ne fait RIEN face à un enfant d’une perversité absolue et où l’on constate amèrement l’absence totale du corps médical. De très grands acteurs aussi.

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