Tesnota, une vie à l’étroit

Agé de 27 ans, le réalisateur Kantemir Balagov dénote avec un sens du cadre, de la couleur et de la mise en scène.
La sensation d’enfermement est ici palpable, avec des plans serrés de personnages coincés par des premiers plans, des dialogues hors-cadre et une atmosphère sombre renforcés par un choix de format cinéma 4/3.
Se désintéressant du sort réservé aux kidnappés, ou des motivations des kidnappeurs, le film préfère analyser les conséquences de ce drame sur les membres de la famille, et c’est là que le scénario devient original et habile.

La jeune héroïne interprétée par une actrice débutante crève l’écran et illustre parfaitement ses émotions contradictoires, en tragédienne moderne, amoureuse, violente, révoltée puis soumise.
L’honneur et le sacrifice, thèmes universels de la tragédie, sont ici traités de manière efficace dans cette première production particulièrement tendue et sensible.
Un nouveau réalisateur russe est né !

Note : 15/20



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