3 avril 2026 Par Jean-Christophe Hadamar 0

Les rayons et les ombres

Voici une production fleuve comme on en voit peu, et c’est une réussite. Radiographie de l’âme humaine, film historique sur la responsabilité morale et les relations père-fille, le film nous plonge dans l’époque trouble de l’occupation allemande grâce à une mise en scène effervescente, un festival de décors somptueux, une précision historique et des interprétations saisissantes.

Jean Dujardin joue ici un Jean Luchaire ambigu et complexe qui progressivement glisse vers l’innommable et l’abject. Probablement un de ses rôles le plus réussi. Et on découvre avec ravissement la jeune Nastya Golubeva dans son premier grand rôle, véritable tragédienne née.

Faisant penser aux productions de Visconti et plus récemment de Damien Chazelle avec « Babylone », « Les rayons et les ombres » est une fresque magistrale, bouleversante et dérangeante qui est déjà un classique.

Note : 18/20