Trishna

Inspiré librement du roman britannique « Tess d’Urberville », de Thomas Hardy, l’auteur transpose son intrigue sociale dans l’Inde contemporaine. Pourquoi pas.
Le film a un parfum de Bollywood, mais c’est, hélas, son unique intérêt. L’intrigue faisant juxtaposée deux mondes opposés, celui du travail et de la générosité face à la paresse et la facilité est plate et vraiment trop caricaturale.
La tension progressive du roman n’est absolument pas ressentie, on est en présence d’un vaudeville pauvre avec des acteurs qui n’y croient pas un seul instant.
Décidément, la ravissante et très photogénique Freida Pinto, récemment à l’affiche du désastreux « Or noir » de Jean-Jacques Annaud, reste, avec la rencontre d’acteurs non professionnels indiens la seule raison d’aller voir ce film.
Enfin cette manière de filmer, en insérant sans arrêt, tel un clip publicitaire, avec musique et danse, des plans de coupe finissent d’achever un travail qui ressemble plus à une présentation « idéalisée » de l’Inde pour touriste qu’une véritable intrigue.
Décus, on avait plus apprécié « The Trip » de ce même Michael Winterbottom, voyage poétique, culinaire et désabusé de l’Angleterre contemporaine.

Note : 10/20


TRISHNA : BANDE-ANNONCE Full HD par baryla



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