Pinocchio

Cette adaptation se veut fidèle à l’œuvre originale qui traite de la quête d’identité et de l’apprentissage de la vie. Ici a été fait le choix de faire jouer Pinocchio par un véritable acteur.

Il y a une lumière très particulière dans ce Pinocchio, à la fois sombre et granuleuse qui mélangent scènes oniriques, et fantastiques. Film assez dur, mais les contes sont durs, on suit ce petit pantin innocent et malicieux, évidemment tenté par les plaisirs de la vie, l’envie de courir à l’aventure et qui fait des rencontres parfois dangereuses.

Certaines scènes sont violentes, comme celle de la pendaison ou lorsque l’âne est mis à l’eau pour être noyé. Les personnages croisés sont d’une grande créativité, Matteo Garrone peaufine son film comme un artisan, et traite ses personnages avec le plus grand soin. Il s’en dégage une poésie qui serait tombée dans une folie baroque !

Utilisant discrètement les effets spéciaux, le réalisateur réussit ici un grand film épique qui a le mérite de nous refaire découvrir de manière originale une histoire qui a bercé notre enfance.

A voir en version italienne, bien sûr, pour les couleurs de la langue et la mélodie des mots. On regrettera juste de ne pouvoir le voir en grand écran au cinéma.

Ce film est chroniqué ici, car en raison de la pandémie, son distributeur l’a proposé en exclusivité provisoire au service PrimeVideo.



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