Le lac aux oies sauvages

Ce thriller en forme d’exercice de style est tout simplement beau.

L’auteur du retentissant « Black Coal » sorti en France en 2014 nous revient ici avec une histoire stylée et romantique de la rencontre entre un malfrat en quête de rédemption et une jeune prostituée en quête de liberté.

Tourné principalement de nuit, dans des faubourgs malsains et sales, avec ses lumières artificielles et sa pluie, on est happé par une oeuvre certes désespérée mais belle.

La construction du film est complexe par l’utilisation de flashbacks donnant un début d’explication sur les deux personnages principaux. Le recours aux transparences, aux ombres, au hors-champ, l’utilisation du son et l’absence de morale nous plonge dans une zone floue qui lentement se transforme en plaisir pervers.

Une relecture du film noir particulièrement efficace. L’Asie, et notamment la Chine semble à la pointe de nouvelles écritures d’un cinéma qui n’arrête pas de se renouveler pour notre plus grande joie. A voir !

Note :16/20



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