Une grande fille

Remarqué dans son premier film, l’impressionnant Tesnota – Une vie à l’étroit … son second film « Une grande fille » met en scène une jeune fille qui survit à Léningrad à la fin de la guerre, s’occupant d’un enfant d’une amie partie au front.
Mais son retour ne se passe pas comme prévu.

Traitant du traumatisme et de la reconstruction, le film est radical, très noir, morbide avec un sens esthétique absolument prodigieux, par le choix des cadres, des décors et des couleurs qui donne au film une personnalité faite de tendresse et curieusement de vie.

Cette alternance de dureté et de douceur dégage une poésie macabre absolument vertigineuse qui fait parfois penser à Bergman et laisse malgré tout un espoir.
Une grande fille est un film esthétiquement réussi, à l’approche parfois difficile par sa lenteur et ses silences, caméra très souvent fixe, mais à la mise en scène constamment inventive et des choix esthétiques foisonnants.

Un film qui bouscule, pourra rebuter certains, mais confirme que le jeune Balagov est un réalisateur russe à suivre.

Note : 16/20



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