Parasite

La famille, pierre angulaire de la société coréenne, est à nouveau mise à mal par Bong Joon-ho. Mais loin d’un message caricatural à charge, les pauvres sont bons et les riches sont méchants, il dresse un portrait au vitriol de deux pères, l’un faible et incapable de subvenir aux besoins des siens, l’autre aux abonnés absents, sûr que son argent compense tout.

La Corée est un pays aux inégalités sociales de plus en plus affichées où les riches choisissent à leur guise qui dispose d’un travail ou non.

D’une maîtrise absolue, mélangeant les genres, la comédie, le drame social, le film d’infiltration, le film policier, c’est une farce sociale complexe, une construction habile dans une alchimie époustouflante de cohérence, et, cerise sur le gâteau avec un humour décapant.

Toute proportion gardée, le film rappelle parfois les comédies sociales italiennes des années 60 à la Ettore Scola à la peinture sociale burlesque et grinçante.

Un must, une Palme d’Or amplement méritée pour une superbe mise en scène !

Vous avez compris, on a aimé ce bijou noir et on vous le recommande !

Note : 17/20



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