Douleur et gloire

On reste songeur et meurtri après la projection de ce film, tant les sentiments nous assaillent.

Oeuvre aboutie et maitrisée, le cinéaste se met à nu et nous fait passer sans aucune complaisance mais avec panache ce qu’on peut considérer comme une matière première en partie autobiographique.

Film sur l’enfance, les origines sociales, sur la création, la réconciliation, la création, la maladie et la filiation, Pedro Almodovar embrasse avec panache tous ces thèmes qui se nourrissent mutuellement.

Dans la veine émotionnelle de Volver et Julieta, et peut-être même encore plus riche et intense, il dirige ses acteurs avec brio, dont un Antonio Banderas particulièrement émouvant dans un décor exubérant que Almodovar chérit.

La mise en scène et le montage juxtaposent habilement fiction et réalité, joie et désespoir, vie et maladie, pour décrire les drames de l’existence avec des ellipses habiles entre le passé et le présent.

Un film flamboyant et sobre à la fois, et une étourdissante déclaration d’amour au cinéma. Une très forte probabilité d’être au Palmarès de Cannes. A voir, sans hésiter.

Note : 17/20.



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