Dieu existe, il s’appelle Perunya

Avec ce titre en forme de boutade, la réalisatrice envoie une charge violente contre le statu-quo du patriarcat et les traditions bien établies.

Froid et distant, le film à l’ambiance, la lumière et les décors décrivent une région oubliée, triste et pauvre accrochée à son passé et ses traditions.

Bousculant les traditions à travers un fait-divers banal, avec une mise en scène lente mais efficace, le film hésite entre comédie potache et violences exacerbées au regard de certaines réactions masculines.

Les longs gros plans décalés sculptent les visages et montrent une certaine délicatesse et une détermination sans faille, notamment celle de la jeune femme accusée.

Enfin, les scènes entre le responsable de la police et celui de la religion qui se rejettent la balle sont un sommet de veulerie et d’irresponsabilité assez signifiantes.

Ce film militant avec une mise en scène froide et sèche se présente plus comme un conte moral, avec le portrait d’une rebelle à la volonté farouche et espiègle.

Une réussite.

Note : 14/20



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