Comme si de rien n’était

Ce film de fin d’étude à la production modeste mais sincère s’intéresse à la complexité du désir et des relations interpersonnelles.

On assiste au déroulement ambigu assumé et contrôlé du déni des faits par une femme indépendante qui se veut plus forte que son agresseur.

Sans véritable enjeu dramatique mais pas sans conséquence sur son avenir, des scènes de la vie quotidienne viennent jalonner l’après événement avec toute l’ambiguïté et l’ambivalence de son comportement.

La jeune actrice Aenne Schwarz que l’on découvre en France interprète ici avec nuance et sensibilité son rôle de jeune femme meurtrie.

Un très beau portrait de femme enfermé dans son silence où les personnages ne sont pas cloisonnés dans des comportements stéréotypés, ce que rend ce film sensible, ambigu et original.

Note : 14/20



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