Tel Aviv on fire

Cette comédie est réussie pour deux raisons : elle manie l’humour pour parler d’un sujet grave et dramatique, et sa mise en scène est d’une justesse et d’un finesse exceptionnelle avec notamment la mise en abîme du film dans le film. Dans cette construction, le contraste entre la réalité perçue comme celle du quotidien d’un tournage, lourd de sens et « le soap opéra » surjoué mais vide est absolument jouissif.

Toujours sur le fil, au bord du précipice, on sent à travers les farces, les mises en situation et les dialogues au second degré, une tension sous-jacente très proche mais qui n’éclate pas. Et c’est ce qui fait sa force.

Mélangeant la langue arabe et l’hébreu, les acteurs dirigés par un metteur en scène arabe israélien manient une ironie fine entre humiliation et désespoir pour montrer deux réalités distinctes du peuple occupé et du peuple occupant.

Le rire comme arme pédagogique et politique et une métaphore très fine sur la possible reconstruction d’un projet commun entre deux factions irréconciliables en font un film réussi et attachant !

Note : 15/20



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