Doubles vies

Tel un marivaudage contemporain, « Doubles vies » prend le prétexte d’une peinture narcissique du couple bourgeois parisien.
Spontanés et plaisants, les acteurs français aux différences flagrantes, comme Guillaume Canet, ironique et froid fait face à un Vincent Macaigne bohème et sensible.

Double lecture également, les sujets de société affleurent, comme l’irruption des nouvelles technologies dans le secteur de l’édition et dans nos vies.
Tous semblent prendre un plaisir à ces joutes oratoires, car ce sont les dialogues qui sont au centre de cette comédie bourgeoise et intellectuelle et véritable moteur du film.

Nora Hamzawi, dont c’est le premier essai au cinéma signe ici un personnage particulièrement réussi, lumineux, drôle, sincère et sensible.

Tourné en pellicule, la mise en scène s’efface derrière les dialogues et on ressent chez les personnages une complicité teintée d’humour, de légèreté et de spontanéité pas si éloignée que cela du théâtre.
Une comédie décalée, intellectuelle et plaisante.

Note : 15/20.



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