Rémi sans famille

Il s’agit d’une nouvelle adaptation au cinéma (au moins la 4ième) du roman d’initiation de Hector Malot qui voit le jeune héros orphelin et adopté grandir en affrontant une suite d’aventures et de drames pour tenter de retrouver ses origines.
Des personnages ont été changés, d’autres absents ou rajoutés, l’histoire est à peu près identique, un mélange mélodramatique pour une mise en scène ultra-classique et où le scénario, les cadres et les interprétations aboutissent à un spectacle familial sans débordements excessifs mais aussi sans relief.
La photographie et les décors sont tellement léchés que le résultat est transfiguré et devient surnaturel, les campagnes et les villes sont montrées sous leurs meilleurs atours, rendant la misère, l’injustice et la pauvreté plus acceptables.
Daniel Auteuil et le jeune Maleaume Paquin forment un duo complice et omniprésent, au détriment des personnages secondaires, et les dialogues plutôt bien écrits malgré une musique trop présente.
Les interprétations sauvent cette production lisse et sans aspérité finement adaptée au public familial de cette fin d’année.

Note : 13/20



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