Kings

Avec « Mustang » la réalisatrice franco-turque avait créé l’événement avec un film patchwork virtuose et sensible sur la jeunesse turque éprise de liberté.
Drame social, Kings passe à la vitesse supérieure avec un casting américain haut de gamme et une reconstitution historique plutôt réussie.
Entre documentaire et fiction, la caméra à l’épaule, on découvre avec une caméra ivre mais tendre cette grande famille avec des enfants de tous âges et origine, protégé par une mère débordée et un voisin irascible.
Cette caméra est plus à l’aise avec les enfants et adolescents qu’avec les adultes dont le jeu est parfois trop appuyé, notamment avec un Daniel Craig à contre emploi peu crédible et une Halle Berry improbable.

Il manque un sens au film. On se rappelle de la violence de « Detroit » de la réalisatrice américaine Kathrin Bigelow, un film qui traite d’un sujet similaire particulièrement efficace, manichéen, réfléchi et dur.
Ici, rien de tout cela, il y manque un point de vue, on survole en effet les événements pourtant dramatiques qui ne viennent à aucune moment nourrir l’histoire de cette famille.

Un essai passable, entre tension et ridicule pour une réalisatrice estimée mais qui a peut-être ici surestimée son sujet.

Note : 12/20



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