In the fade

Le dernier film de Fatih Akin, réalisateur du très riche « Head-On » ne fait pas dans la nuance cette fois-çi, avec un parti-pris démonstratif appuyé qui ne s’embarrasse pas de nuances et de complexité pour finir dans un chantage affectif trop simple.

Même si Diane Krüger, récompensée pour son interprétation à Cannes 2017, s’en sort plutôt bien en portrait de femme blessée, on est frappé par le manque de sensibilité et finalement de nuances émotionnelles de l’ensemble des personnages.

Les relations avec les beaux-parents, la motivation et la défense des terroristes, le cheminement morbide de l’héroïne sont escamotés voire complètement absents dans un scénario trop pauvre pour le rendre crédible, empêchant tout empathie, accompagné par une photo sans grande originalité. On se surprend à s’ennuyer.

Très prévisible, peu nuancé et manichéen, le film ne laisse pas beaucoup de liberté au spectateur. Une déception !

Note : 12/20.



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